Envolées un dimanche, le matin et l'après-midi, peut-être était-ce la seule première journée ensoleillée qu'Aout nous ait offert, juste assez pour ne pas avoir envie de s'enterrer six pieds sous terre, juste assez pour se dire et leur dire : on va kiffer. Les colombes se sont donc envolées, laissant derrière elles une trainée de souvenirs plus brillants les uns que les autres, c'est surement comme ça qu'on aime à quitter le nid. L'une est à Londres, l'une était la soeur, la véritable soeur sans les embrouilles et avec le mal-être respectif qui nous dévorait quand l'une blessait l'autre. Brillante, cultivée, nonchalante, délicate, parfois fourbe comme on aime l'être, elle méritait parfaitement (et mérite encore) son surnom de Chat. L'autre est à Maastricht. Sagesse, douceur, force. Tout était un en elle, chacun de ses mots me manque. Elle était là depuis le début. J'utilise l'imparfait à tort, puisque tout cela est plus actuel que jamais. Pas de pathos, le pathos nous va trop mal pour nous en habiller. Vous avez toujours été là mes anges, et depuis que vos minois se sont pointés l'un à l'est et l'autre à l'ouest, une partie de moi est partie avec vous, mais vous la méritez franchement alors c'est à moi de faire sans. J'écoute beaucoup trop de morceaux en mineur, je me dis beaucoup trop que vous n'êtes pas là et je m'endors avec des crampes au ventre, les dents serrées. Mais bon, c'est surement la première marche de l'escalier: la préface, le commencement, l'intro : comme un bon livre, ça ne dure jamais trop longtemps, espérons que ce qu'on dit est vrai : plus l'on vieillit plus le temps passe vite...Alors cette année a intêret à défiler à toute vitesse. Amour, gloire et culture (ouioui) sont à portée de main, je sais que vous saisirez tout ça un petit sourire au coin, comme je le ferai, en pensant à notre tendre complicité, à nos moments de victoire comme à nos moments de perditions. Vous êtes l'une et l'autre une partie de ma vie qui m'accompagnera toujours. Et je serai aussi toujours là. On enculera nos projets comme on a toujours réussi à le faire, et dans douze mois, on brandira notre trophée à trois. Je vous Aime.