]=> Principaux axes de mon devoir...vous l'avez en exclusivité hahaha (j'ai recopié mon brouillon et tout)
L'homme est libre par essence, c'est ce qui fait sa supériorité par rapport à tous les autres êtres, disait Pascal. Contrairement à l'animal, il n'est dépendant de rien, alors que l'animal lui est dépendant de son instinct. L'homme possède une conscience supérieure, qui lui donne une dimension morale...
Toute prise de conscience est-elle libératrice?
1* Oui
- ''La conscience, disait Kant, élève l'homme parmi tous les autres êtres. C'est ce qui fait de lui une personne'' L'homme est le seul être à posséder une conscience supérieure. L'animal, au contraire dépend entièrement de son instinct, ce qui fait de lui un être aliéné. C'est par sa conscience que l'homme et libre.
- Physiquement il est conscient qu'il peut marcher courir et sa conscience lui permet de se perfectionner. Ainsi, même si sa condition ne lui permet ni de voler ni de marcher sur l'eau, il peut mettre en oeuvre des moyens afin de se rapprocher de ses limites. ''Tout être cherche à persevérer dans son être'' . C'est le principe du Conatus de Spinoza et l'un des fondements du progrès : même si l'homme ne peut pas voler, il a la capacité de crée un engin qui lui vole et dans lequel l'homme peut voyager.
- Moralement, on dit de l'homme qu'il possède un ''libre-arbitre'' pour reprendre l'expression propre à Descartes. C'est à dire que l'homme peut choisir entre justement choisir et refuser.
- Il est également important de souligner que l'homme est le seul être à avoir une ''conscience de soi à soi'', c'est à dire par exemple : un homme qui regarde un arbre sait que ce qu'il regarde est un arbre, mais il sait également qu'il est en train de regarder un arbre. Il est donc conscient de sa conscience.
- La prise de conscience chez l'homme marque également son identité, sa singularité. L'homme sait s'adapter selon ses valeurs, sa personnalité, ses principes, à n'importe quelle situation. L'homme à conscience de lui, de ce qu'il aime, de ce qu'il hait et de ce qu'il est. Ainsi, il sait se distinguer des autres et sortir de la masse... C'est ce qui fait la diversité de notre monde et l'unité du monde animal.
2* Non:
- Spinoza disait ''L'homme se croit libre car il a conscience de ses actes et de ses désirs, mais il ne l'est pas car il ne connaît pas leur cause''. La conscience de l'homme reposerait-elle alors sur l'illusion, donc sur l'aliénation?
- Des exemples du quotidien nous montre que la prise de conscience du monde peut s'avérer aliénante. L'exemple du suicide : 3 formes de suicide :
- Suicide car plus d'esperance
- Suicide car plus de but dans la vie
- Suicide pour attirer l'attention
Les 2 premieres formes de suicide introduisent une nouvelle notion dans la prise de conscience : celle de la subjectivité. La prise de conscience de l'individu dépend donc de son environnement, de son humeur. Le suicide parait comme une aliénation de l'homme puisqu'il met fin à son humanité donc à sa liberté : mais il peut apparaître également comme une libération. Ainsi, il est important de souligner l'importance de la subjectivité dans le jugement de la prise de conscience.
- La philosophie du soupçon (Marx, Nietzsche et Freud). L'introduction de l'inconscient (par le biais de la première Topic de Freud, datant du début du XXeme)remet en question toute la psychée de l'homme. Ainsi, notre conscience ne representerait qu'1/7 de notre psychée et l'inconscient au moins 5/7. C'est la théorie de l'iceberg. L'inconscient serait la manifestation d'une force supérieure qui guiderait nos choix et qui tirerait ses forces dans notre passé. Selon les philosophes du soupçon, on se doit de reconnaitre l'inconscient et l'importance de notre expérience, de notre passé. Dans le cas contraire on serait aliéné par notre conscience. De nombreuses critiques ont attaqué la théorie de l'iceberg : Sartre ''Justifier ses actes par l'inconscient apparaît comme de la mauvaise foi''. Alain ''Nier sa conscience c'est nier sa liberté''.
- Naissance du fatalisme : du latin ''fatum'' qui veut dire la destinée. Selon le fatalisme, nous vivons dans un monde où tout est déjà tracé. Ainsi, toute prise de conscience serait inutile donc aliénante puisque vide de liberté. Dans un monde fataliste, l'homme n'est pas libre : la ruse vient de la nature.
3* La solution au problème
- Il semblerait que des prises de conscience qui apparaîtraient aliénantes soient en fait libératrices : ainsi, la crise des années 70 dans le bloc soviétique apparaissait comme une révolution sanguinaire, une de plus, mais à mené sur long terme à la chute de l'Urss. Au contraire, la doctrine du Maître et de l'Esclave : le maître se croit libre car un esclave s'occupe de tout ce dont il a besoin, mais il ne l'est pas puisqu'il est dépendant de son esclave. Ce dernier en revanche est libre puisqu'il ne dépend de personne et améliore son humanité en travaillant.
- Il semble qu'il n'y ai pas de prise de conscience qui soit totalement bonne ou totalement mauvaise... quelques unes le sont, par exemple il est bon de savoir que je peux courir si on me pourchasse, il est déplaisant de savoir que je ne peux pas voler de moi meme alors que c'est mon plus grand rêve.
- La solution serait alors d'appliquer le Conatus de Spinoza. Il faudrait perseverer dans son être et prendre chaque prise de conscience comme quelque chose qui nous permettrait d'avancer et d'améliorer sa condition. Le bon sens dit bien que ''ce qui ne tue pas rend plus fort''.
- Une question persiste cependant. Avec la naissance de l'inconscient, suis-je réellement maître de ma conscience?